Aller au contenu principal
 Rencontre avec Omar Victor Diop « New African Portfolio »

Rencontre avec Omar Victor Diop « New African Portfolio »

Portrait de celui qui en dresse.

Par Liz GOMIS

En 3 ans, Omar Victor Diop s’est imposé comme l’un des photographes incontournables au Sénégal. Son truc, c’est le portrait posé, dans la continuité de ce que ses pairs photographes ouest-africains, ont livré avant lui.

On pense à Oumar Ly mais surtout à Mama Casset qui reste LE photographe des dakarois, grâce à son studio installé au cœur de la Médina, justement  baptisé l’« African Photo », dans les années 40.

Pour en revenir à Omar, c’est avec ces références artistiques qu’il affûte son regard. La télévision et le cinéma ne sont pas en reste. Jean Paul Goude et ses voleurs de couleurs, Grace Jones, Bollywood, Jackie chan… En bref, il se nourrit de tout ce qu’offre Dakar dans les années 90, cette métropole curieuse, cosmopolite et ouverte aux influences extérieures.

Il est certes un pur produit de la « Teranga 4.0 » multiculturelle et surtout connectée grâce aux réseaux sociaux. Et c’est en ça qu’il fait la différence. Il update une tradition photographique en la faisant évoluer avec son temps. Ses armes : un boitier à grand capteur, un logiciel de retouche photo alliés à un sens très développé du design, de la mise en scène et de la couleur.

Omar Victor, immortalise l’Afrique en tirant le portrait de sa génération dans son « Studio des Vanités ». Une sorte de tribune qui donne la parole à celles et ceux qui ont pris le train de cette Afrique en marche. Des chefs de gare à la force créatrice et positive sans égal au Sénégal. Parmi eux, Selly Raby Kane créatrice de mode, Mame Diarra Niang artiste, Thierno Ndiaye, acteur ou encore Ken Aicha Sy, designer et bloggeuse que je vous présenterai ces prochains jours.

Aujourd’hui, Omar Victor Diop recentre son activité artistique autour de l’autoportrait « histoire de pousser sa réflexion autour du portrait posé et de la dimension identitaire qu’il revêt » nous dit-il.
Un projet qu’on ne manquera pas de suivre. En attendant c’est à la Maison de l’Afrique de Paris que vous pourrez prendre la mesure de son travail et pour ceux qui seront en vacances en Espagne, ça se passe au Centre de la Termica de Malaga jusqu’au 31 juillet.