Aller au contenu principal

"Juste quelques gouttes de N°5"

Le nouveau et cinquième numéro du Believer de San Francisco est sorti !

Par Marie Arquié

Il ne s’agit pas de chronique aujourd’hui dans le gift shop, mais d’allécher en insistant sur le double L pour décliner Joey Starr.

Le nouveau Believer, le remarquable et toujours inattendu journal de San Francisco traduit sous forme de compilations d’articles choisis par les éditions Inculte est enfin sorti ! C’est vrai qu’il porte bien son nom le Believer, dont on vous avait déjà parlé, mettant notre foi à l’épreuve de l'attente même si l’irrégularité de sa parution ne fait au final qu’ajouter à son charme et à sa littérale distinction.

Je viens de le commencer mais je peux d’ores et déjà en confirmer la qualité et exhorter à son achat : 

J’exhorte j’exhorte!

C’est génial.

J’ai exhorté.

De l’écriture discutée au comptoir par deux piliers de la littérature, les écrivains bosniaque Aleksandar Hemon et irlandais Colum Mccann; on se révolte en levant le coude contre l’acceptation de l’ordinaire…

On y suit le pèlerinage des noirs américains au Ghana sur les rives passées de l’esclavage de masse, et surtout, et c’est pour l’instant ma déambulation favorite, on enquête sur cet étrange ouvrage italien, cette encyclopédie surréaliste et illustrée le Codex Seraphinianus où les femmes et les hommes s’accouplent en un alligator inédit et où la langue toujours signifie bien plus lorsqu'on ne la comprend pas.

Toujours maquetté et illustré par Charles Burns, le numéro 5 du Believer - tel son équivalent Chanel, porte la marque d’une atemporalité sexy. Les mots et le monde en plus.

Vous le trouvez sur le site d’Inculte, en librairie et kiosque, mais aussi au salon du livre de la porte de Versailles du 21 au 24 mars au stand C63.

Je vous laisse, je suis en plein Lucha Libro, où et, je cite « de sombres auteurs péruviens vêtus de masques de catch montent sur le ring pour sauver la littérature »

Pour parler comme les anciennes parutions bd de papa, A suivre…