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Ce jeu vidéo qui détruit ton couple

Football Manager : une drogue, un somnifère, une bonne excuse.

Par Thomas Schlesser

Il a la réputation de mettre les couples en grave danger ; en 2012, un essai anglais avait recensé sa citation au tribunal dans 35 procédures de divorce ; en être l’utilisateur, c’est s’y consacrer en moyenne 200 heures par an…

De quoi s’agit-il ? D’un jeu vidéo du nom de Football Manager. Un jeu vidéo qui existe depuis 1992, et qui, explique Gameblog.fr, « revient en 2014 avec sa mise à jour annuelle pour pourrir nos vies ». Les nombreux amateurs de cette « pourriture » (la version 2013 s’est écoulée à plus d’un million d’exemplaires) ne parlent pas de loisir ou de plaisir, mais plus volontiers de drogue ou d’obsession.

Football Manager est une simulation où vous êtes simplement entraîneur de football. Il ne s’agit donc pas d’un jeu de football dans le sens où on l’on déplacerait les joueurs avec une manette pour leur faire marquer des buts ; non : c’est un jeu de management où vous élaborez votre équipes, des tactiques, négociez des transferts, discutez avec la presse. Jamais vous ne touchez le ballon…

Et c’est précisément cela qui donne son incroyable pouvoir d’addiction à ce programme : c’est une gigantesque base de données qui absorbe les neurones et non un divertissement fondé sur les réflexes et l’habileté. Jamil A. nous raconte ainsi : « Il y a tellement de paramètres et de données sur lesquels on a prise que cela en fait un réservoir inépuisable d'occupation mentale en cas de stress, d'insomnie ou de réunion interminable. » Quand on lui demande s’il éprouve de la joie lors des victoires de son équipe virtuelle, il précise encore que, pour lui, l’addiction est motivée davantage par la frustration que déclenche le fait d’échouer que par ses triomphes, même s’il éprouve pour ceux-ci de la « satisfaction » voire de « la fierté ».

Quoi qu’il en soit, si vous voulez tromper l’ennui lors de brainstorming au bureau, gagner une coupe du monde ou tout simplement divorcer : vous avez la solution, elle s’appelle Football Manager