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Le mot de la fin

Le mot de la fin

Aujourd'hui pour Halloween, nous vous proposons de découvrir ce que d'illustres trépassants ont dit.

Par Sophie Marchand

Ils sont partis avec panache, parfois humour, en pleurs, ces propos communément attribués à leurs auteurs, sont pour certains à n’en pas douter apocryphes.

Commençons par les puissants dont la condition devient identique à celle du commun des mortels... 

  • Mazarin, peu croyant pour un cardinal : « Mon âme, qu’adviendra-t-il de toi ? » 
  • « Ma fortune pour un instant de plus » fut la dernière phrase d’Elisabeth Ière d'Angleterre. Son père, Henri VIII : « Maintenant, tout est fini : mon royaume, mon corps et mon âme ! »
  • César Borgia: « Dans toutes les circonstances de ma vie, j’ai été prévoyant et j’ai toujours pris toutes les dispositions nécessaires. Et voilà que maintenant je dois mourir sans y être préparé. »
  • Churchill lyrique: « Quel fou ai-je été ! » fait face à de Gaulle beaucoup plus prosaïque qui juste avant de faire un malaise en étalant les cartes d’une réussite dit avant de perdre connaissance « j’ai mal dans le dos »
  • « Je meurs vraiment au-dessus de mes moyens ! » Oscar Wilde en recevant la note du médecin.
  • Balzac, lui, convoque le médecin de La Comédie Humaine, « Appelez Bianchon ! Seul Bianchon peut me sauver ! »
  • « Enlevez-moi ça » : Clemenceau en voyant arriver un prêtre
  • « Dormir, enfin ! Je vais dormir ! » Alfred de Musset.
  •  Georges Simenon, lui, emboîte le pas vers le Grand Sommeil. « Maintenant, je vais enfin pouvoir dormir »
  • « Tirez le rideau, la farce est terminée ! » - Rabelais
  • « Encore un peu de lumière ! » demande Goethe
  • « Ce n’est pas la mort que je crains, mais, de mourir » Parce que c’était lui, Montaigne.
  • « Quel est ce bruit ?" demande Chateaubriand mourant durant la révolution de 1848. "C’est le canon, on se bat dans Paris" . Réponse de l'intéressé : « Je veux y aller ! »
  • « Tirez, tirez nom de Dieu ! » Le très catholique Charles Péguy, droit debout devant la mitraille allemande en 14 avant d’être touché au front.
  • Quelques jours plus tard Alain Fournier tombe aussi avec un "Vive la France !"
  • A la Libération Robert Brasillach pousse le même cri après avoir souhaité bon courage au peloton qui exécutait sa condamnation à mort.
  • « Soldats, droit au cœur ! » Le général Ney commandant lui-même son peloton d’exécution.
  • Quant à son cher Napoléon, il aurait déliré sur son lit de mort « Mon fils…tête de l’armée…France ».
  • « Enfin, on va maintenant jouer ma musique ! » Hector Berlioz
  • « Allons ! Il est bien temps que je désemplisse le monde ! » Victor « Ego » Hugo
  • « Buvez pour moi, buvez à ma santé, car vous savez que je ne peux plus boire. Et maintenant je dois retourner travailler ». Les deniers mots de Picasso, 91 ans en fin de soirée à ses amis.
  • Le fils de Labiche, veuf depuis peu, n’hésite pas : « Papa, puisque tu vas revoir Madeleine, dis-lui bien que je l'aime toujours ! » Réponse du trépassant : « Tu ne pourrais pas faire ta commission toi-même ! ».
  • Plus drôle que le « Tu quoque mi fili » de Jules César
  • « Marinette, pour la première fois, je vais te faire une grosse, une très grosse peine... » Jules Renard à sa femme.
  • Saint-Exupery avait écrit ces mots à ses amis quelques temps avant de se faire abattre par un avion allemand au-dessus de la Méditerranée : « Si je suis descendu, je ne regretterai rien. La termitière future m'épouvante et je hais leur vertu de robots. Moi, j'étais fait pour être jardinier !  
  • Anatole France, Marcel Proust et Jules Goncourt appellent leur mère.
  • Le mot de la fin à Alfred Jarry : «Je meurs, donnez-moi un cure-dent»,
  • Et Henrik Ibsen « Au contraire »

 

Extrait du livre "Curiosités de cabinet", par Eric Karnbauer, recueil d'anecdotes, infos, imprévus et autres histoires à dormir dans toutes les positions.

Sorti chez Bayard Editions - 285 p., 18€ 

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