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Un dictateur, ça tourne à quoi ?

A chaque tyran son cocktail explosif... c'est le cas de le dire.

Par Eric Karnbauer

Hitler accompagnait ses repas végétariens à l’eau, sa marque préférée était la Fachingen (clin d’œil de l’histoire pour celui qui tenta un putsch pendant la fête de la bière). Eukodal, Diginalid, Cardiazol, Coramine, Eupaverine, Calomel, Mitilax, plus de 90 médicaments en huit ans. Voilà le cocktail explosif d’un Hitler qui pouvait effectuer son tour de France et d’Europe (sans contrôle anti-dopage) …

Staline, comme tout bon Russe, même s’il était Géorgien, n’était pas contre une petite Vodka. Mais sa boisson favorite était un vin géorgien naturellement doux, le Khvanchkara.

Benito Mussolini faisait dans le cocktail, on lui mélangeait sorbet de fraises, Chianti et Bitter additionné d'angustura.

« Le Grand Timonier » Mao Tsé Toung faisait, lui, dans le local, avec le maotai, considéré comme le meilleur brevage chinois, une boisson distillée à 65° à base de sorgho et de blé. Et un petit coup d’opium pour oublier les soucis.

Pol Pot, le sanguinaire chef des Khmers rouges, n’était justement pas contre un petit coup de jaja. Sans doute, en souvenir de ses jeunes années à Paris.

Le « brillant camarade » Kim Jong-il, l’ancien dictateur nord-coréen sirotait chaque jour son cognac Hennessy.

Le Lider Maximo, Castro, fidèle au Mojito ou au Cuba Libre. Quant au Scotch, c’était un souvenir du Cuba d’avant la révolution.

Le péché mignon de Saddam Hussein était le Mateus Rosé, un vin pétillant, fruité et portugais.

Mouammar Kadhafi, qui ne vivait pas que dans une tente aimait siroter dans ses palais du Johnnie Walker Black Label. Pas très hallal !

Nicolae Ceaucescu, le Danube de la pensée, le Génie des Carpates, ne roulait pas qu’à l’eau claire, mais au Champagne et au Chivas Regal.

Robert Mugabe, le despote zimbabwéen, s’est commandé pour ses 85 ans deux mille bouteilles de Bollinger et Moët & Chandon millésime 1961 et plus de cinq cent bouteilles de Johnnie Walker. C’est son peuple affamé qui a du être content.
 

L’ancien sous-officier Bokassa, dont la boisson préférée était le Chivas (sans négliger les très bons vins), avait gardé des habitudes de soudards ; on l’a retrouvé ivre mort la veille de son sacre. 

>> Extrait du livre "Curiosités de cabinet", par Eric Karnbauer, recueil d'anecdotes, infos, imprévus et autres histoires à dormir dans toutes les positions.

Sorti chez Bayard Editions - 285 p., 18€ 

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