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Chronique d'un album au poil.

Chronique d'un album au poil.

Le dernier album de José James en trois chansons.

Par Max faget

José James : « No beginning / No end »

L’une des nouvelles valeurs sûres de Nova, José James est passé fare coucou à plusieurs reprises dernièrement, laissant sa marque dans Néo Géo, La Nouvelle Internationale, Dans les Oreilles de...

 Et pour cause, son dernier album "No Beginning/ No End" regorge de pépites, qu'on vous invite à explorer à vos heures d'écoute libre.

Cela valait bien une petite chronique dans la rubrique coups de cœur :

S'il s'est fait connaître par le hip hop (repéré en 2006 par Gilles Peterson, le célèbre DJ dont l'émission "world Wide est diffusé sur Nova chaque samedi à 18h00), ses  premiers amours sont le jazz et la soul.

Il y replonge avec bonheur dans ce quatrième album, qu'il sort chez le prestigieux label "Blue Note" (Herbie Hancock, Thelonious Monk, ou, plus récemment, Robert Glasper).

 

Planons un brin :

Début  de l’exploration en douceur avec « Bird Of Space », ou la beauté et la douleur d’être en perpétuel voyage.

C’est le lot de nombreux artistes, ce qui fait à la fois l’aventure et la solitude de ce métier. Une chanson sur la nécessité de revenir à ses racines, même quand on est oiseau lancé dans l’espace. Un son jazzy, planant, qui laisse au trompettiste l'occasion de prouver son talent de soliste.

 Le concert se déroulait à New York, en novembre dernier, à la salle du Poisson Rouge.

 http://www.youtube.com/watch?v=AMOn2eTcXOo

 

 

Mais José James, c’est avant tout un lover, un vrai.

 L’amour, aaah l’amour! C’est bien le thème de prédilection du doux moustachu. Il le chante à toutes les sauces et avec plaisir, même quand ce dernier lui fait des misères.

Sans jamais faire le minet, il est de ces Soulmen qui feraient fondre une pervenche, et qui savent donner la pêche même en racontant une rupture, doublée d’une journée pourrie. Damn !

La preuve avec « Trouble », ici en live au « All Saints Basement Session »

 http://www.youtube.com/watch?v=5Gz2kqOupCI

 

 


 

Une fine équipe.

Outre ses musiciens qui sont tous de grandes pointures (Pino Palladino à la guitare basse, Robert Glasper au piano et Chris ‘Daddy’ Dave à la batterie.),  on le retrouve en duo avec Emily King sur « heaven On the Ground », ou encore Hindi Zahra sur « Sword + Guns ».

Dans cette dernière, les percussions et la basse  prennent une place plus importante, pour donner des rythmes entraînants et saccadés, proches  de l’afro beat.

Les voix d’Hindhi Zahra et de José James y prennent un timbre plus brut, presque bestial.

 Une chanson qui fait « Graou ! ».

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=fDb_lino3bc

 

En résumé :

 «No Beginning/ No End » est une galette qui s’écoute partout, avec tout le monde et dans toutes les positions. C’est le voyage d’un esprit curieux et sans enclaves, qui refuse de se confiner à un style seulement.

Nous, on suit tout ça avec grand plaisir, en attendant la prochaine étape.