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Cannibale & Villejuif Underground | Bordeaux

Viens saigner des oreilles à la teuf' à Born Bad !

3 novembre 2017
Par captain -xxx-
Viens saigner des oreilles à la teuf' à Born Bad !

Pour fêter ses 10 ans, le bon label Born Bad envoie la cerise et le gâteau (pas nécessairement dans cet ordre), en dépêchant sur scène le Villejuif Underground et Cannibale, deux combos qui sentent bon le cuir et la bière tiède.

Le Villejuif Underground c'est la rencontre entre un beatnick australien ayant paumé son passeport et quelques joyeux branleurs de banlieue aimant jouer du rock mais pas trop vite sinon ça fatigue et sans trop d'accords sinon ça te prend grave la teuteu.

D'où ce coté nonchalant à la Velvet, alors que eux c'était à cause de l'héro. Comme Nico était vraiment  morte, ils ont bien essayé d'embaucher Marine le Pen dans leur groupe en pastichant son clip de campagne, mais heureusement (ou pas), elle s'est dégonflée, ce qui leur à laissé du temps, beaucoup de temps pour peaufiner leur premier album, crade et sexy et d'une flemme assumée, de tourner en Chine en mode WTF et, une fois réparé le toit de leur crypto squatt  de mettre enfin le matos au sec pour préparer le prochain... Ou pas.

Il y a chez eux un je m'en foutisme réjouissant, un coté dolent qui sent bon la gueule de bois qui fait qu'on répètera plus tard et donc une option bordel quasi garantie pour le prochain concert, ce qui donne bien envie, avouez-le.

Cannibale, ça fait peur, surtout si l'on considère le passé judiciaire chargé des intéressés, ayant enquillé un paquet de formations condamnées à la loose, étant passés par la case "requin de studio", pour finir repérés par les Inrocks avec l'avant dernière incarnation nommée "Bow Low" qu'ils finiront par saborder afin de donner libre cours à leur fantasmes de mix de garage psycho et d'afrobeat tordu.

Yes ! Vous avez raison, ça sonne super et ne gardez pas la bouteille de rhum pour vous, j'en ai besoin pour réécouter dans de bonnes condition l'album "No Mercy For Love" qui prouve, entre autres choses, que malgré le réchauffement climatique, on trouve encore d'excellents psylos dans la campagne normande où le groupe se cache pour pratiquer peinard le rite vaudou et concocter ses petites saloperies lysergiques.

Bordeaux @ Rockschool Barbey, jeudi 16 novembre, 20H30.