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4 Histoires fantastiques, de William Laboury, Maël le Mée, Just Phillipot et Steeve Calvo

Il ne se passerait pas (enfin) quelque chose dans le cinéma de genre français ?

14 février 2018
Par Alex Masson
Il ne se passerait pas (enfin) quelque chose dans le cinéma de genre français ?

Cela fait des années qu'on en parle mais il semble bien que le déclic ait enfin eu lieu : entre les sorties retentissantes de Grave l'an dernier ou Revenge cette année et les divers projets mis en chantier, il se pourrait bien que le cinéma de genre à la française prenne un nouvel envol.

Parmi ces projets, une sorte d'incubateur lancé par So Film l'an dernier porte ses premiers fruits avec la sortie d'une compilation de quatre courts métrages fantastiques signés par de jeunes réalisateurs. Tous tentent de remettre à jours des figures classiques, du zombie au monde post-apocalyptique.

Ainsi Chose Mentale intègre le concept de la réalité virtuelle à une histoire de doppleganger, Livraison fait digérer à ses morts-vivants une précarité rurale, Acides prend au pied de la lettre l'idée de pluies acides et Aurore fait partouzer sexualité adolescente et principe de la nouvelle chair cronenbergienne.

Disons-le tout net, on a deux chouchous dans le lot, à savoir Chose mentale et Aurore. Sans doute parce qu'ils poussent les murs de leurs registres un peu plus loin, ou tentent une vision au féminin. Livraison ou Acides ne déméritent pas, sont très efficaces  mais restent dans leur périmètre. Les films de William Laboury et Mael Le Méé sont plus troublants. Jusqu'à déjà marquer par certaines séquences (le double en semi-apesanteur de Chose mentale, les pénétrations de chair d'Aurore). Ces moments stupéfiants font de ces courts, des promesses supérieures à beaucoup de longs métrages. Vite, la suite !


Sortie ce 14 février, là des places à gagner (mot de passe derrière ce lien) :