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Les deux jeunes français derrière le hack de « Despacito » ont été arrêtés

Ils parvenaient à faire disparaître plusieurs clips sur Youtube en avril dernier.

Par Morane Aubert

Début avril, des hackers parvenaient à prendre le contrôle de différents comptes Vevo, faisant ainsi disparaître certaines vidéos sur Youtube, dont le clip de « Despacito » de Luis Fonsi, en featuring avec Daddy Yankee, après que celui-ci ait atteint le nombre record de 5 milliards de vues sur Youtube. D’autres clips avaient disparus de la plateforme, dont ceux d’artistes français comme Maître Gims ou encore Vald, dont l’intitulé du clip pour le morceau « Désaccordé »  avait été remplacé par « x - Hacked by Prosox & Kuroi'SH & Shade & Akashi IT #FUCKYOURAP ». On soupçonnait donc à l’époque les deux hackers Kuroi’SH et Prosox d’être derrière le coup. Surtout à la lecture du Twitter de ce dernier, qui s’adressait à la plateforme dans un post : « Youtube, c’est juste pour le fun, je suis juste rentré dans le script ‘youtube-change-title-video’ et j’ai écrit ‘hacké’ ne me juge pas je t’aime youtube <3 ». Les vidéos étaient finalement réapparues quelques heures après le début de l’attaque.

On apprend aujourd’hui que les deux hackers ont été arrêtés suite à une enquête ouverte par le parquet de Paris, en collaboration avec le procureur du district de Manhattan. François Molins, le procureur de la République de Paris, annonce dans un communiqué que cette action : « a permis l’identification des deux individus agissant sous les pseudonymes de Prosox et de Kurois’h ».

Comme le rapporte le Parisien, ils auraient été interpellés dans les Hautes-Pyrénées et en Isère, et seraient deux jeunes hommes de 18 ans, déjà connus pour des faits similaires. Prosox, notamment, aurait piraté des espaces de la NASA en septembre 2015. Un procès devant le tribunal correctionnel de Paris est prévu en octobre pour « accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données », « modification et suppression frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données » et « entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données ».