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Sidiki Diabaté : « j’ai eu un rêve : emmener la kora ailleurs »

Sidiki Diabaté : « j’ai eu un rêve, emmener la kora ailleurs »

Bintou Simporé a rencontré pour Néo Géo Sidiki Diabaté, rappeur, beatmakeur et joueur de kora, qui donne sa propre définition des musiques mandingues.

Par Bastien Stisi

Au festival FEMUA d’Abidjan, organisé par le groupe ivoirien Magic System, Bintou Simporé a rencontre pour Néo Géo Sidiki Diabaté, le fils du virtuose de kora malien Toumani Diabaté, qui amène, via des productions inspirées, la kora ailleurs. « Quand à la télé je regardais Beyoncé, Alicia Keys, Dr. Dre sur MTV, je me disais « pourquoi pas la kora avec ces musiques-là ? Après j’ai écouté des albums de papa - Songhai, avec Ketama, ou Kulanjan avec Taj Mahal - et j’ai compris que c’était possible ».

Révélé au grand public grâce à son art de la programmation et du beatmaking pour des rappeurs maliens (Iba One, Tal B), et grâce à Booba, qui s’est inspiré de son morceau « Inianafi Debena » pour son tube « Validée », Sidiki Diabaté n’en est pas moins un entertainer hors pair comme il l’a démontré à Abidjan avec un show explosif. Au micro de Bintou, celui qu’on surnomme « le Petit Prince de la Kora » revient sur sa success story, la filiation avec le patrimoine culturel malien via l’oeuvre de son père et sa réinvention…

« J’ai eu un rêve : amener la kora dans d’autres univers, qui ne sont pas traditionnels. J’ai pris le traditionnel pour créer une nouvelle musique africaine, qui est ma musique, pour en faire un drapeau, un son agréable, qui apaise. Avec M par exemple, et l’album Lamomali sur lequel j’ai travaillé aussi avec mon père, on a créé une musique qui n’a même pas de nom ».

L'interview intégrale, ci-dessous :

Le dernier Néo Géo de la saison, avec Abelardo Carbono, est à réécouter en intégralité.

Visuel : (c) Getty Images / Marc Piasecki