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Depuis Le Caire, Al-Qasar entre en transe

Depuis Le Caire, Al-Qasar entre en transe

En exclusivité, l’interprétation mystique du groupe franco-américain, qui rend hommage à la musique psyché orientale des 70’s.

Par La programmation musicale.

Il y a quelque semaines, à l’occasion d’une Nuit Zébrée bordelaise au Rocher de Palmer, on vous présentait Al-Qasar, ce groupe franco-américain lancé, à six, dans un hommage intense et méticuleux à cette musique qui, au cœur des années 70, avait vu les musiques traditionnelles d’Orient et la musique rock fabriquée en Occident - l’Occident et l’Orient, ça avait alors encore un petit sens - se rencontrer, et fusionner.

Marqué par les scènes psychédéliques de Turquie (Moğollar, Barış Manço), d’Iran (Kourosh Yaghmaei), et plus généralement des pays qui composent ce que l’on appelle « le monde arabe » (on peut jeter un œil aux compilations et aux rééditions proposées par le label Habibi Funk), et composé de six musiciens venus d’horizons pluriels, Al-Qasar chante en arabe, joue du oud, de la darbouka, et invoque la transe, mystique et progressive, via une musique psyché qui a trouvé, ces jours-ci, écrin parfait pour s’affirmer. Depuis Le Caire, la capitale égyptienne, les membres d’Al-Qasar ont en effet croisé la route de Mazaher, Amin Shahin & Balala, quelques-uns des derniers adeptes du zar, « rituel de possession ancestral égyptien », nous explique-t-on, « où la guérison du démon (Djinn) passe par une transe musicale ». 

Les images de cette interprétation live du morceau « Madrassat Al Hayat » sont signées Kenny Stoff et Ryley Fogg (HBO's Sonic Highways, Sound City), une interprétation que voici.

En chair, en os, en tout, Al-Qasar est en concert au Glazart ce jeudi 13 juin à 20h. Il y a plus d'informations sur cette date par ici.

Visuel © Kenny Stoff et Ryley Fogg