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Eisenstein, empereur du cinéma

Eisenstein, empereur du cinéma

La chronique de Jean Rouzaud.

Par Jean Rouzaud
Sergueï Eisenstein, Alexandre Nevski, 1950
Sergueï Eisenstein, Alexandre Nevski, 1950

Sergueï Eisenstein (1898- 1946) est né à Riga. Son père est ingénieur. Enfance bourgeoise, voyages… La Première Guerre mondiale l’engage. Il fait l’ingénieur côté spectacle. La nouvelle Russie soviétique a compris l’importance des images, de la propagande.…

Du grand spectacle pour des grands classiques

Sous commande d’État, avec d’énormes moyens, il va devenir un metteur en scène à part, cinéaste géant, filmant d’immenses épopées patriotiques. Les années 20 verront ainsi : La grève (1924), Le cuirassé Potemkine (1925), Octobre (1928), La ligne générale (1929)… Grands spectacles devenus de grands classiques.

Sergueï Eisenstein, La Ligne générale 1929
© Sergueï Eisenstein, La Ligne générale 1929

Le génie d’Eisenstein s’exerce partout : choix des personnages typés, décors gigantesques, foules dirigées comme des tempêtes, cadrages puissants, montages chocs, plans d’ensemble puis gros plans, lumière et construction parfaite… Un langage universel.

À la fois dessinateur, théoricien et exécutant exceptionnel, il plante le cinéma russe au premier plan, dans un style unique, entre futurisme et expressionnisme, baigné dans une lumière de mythologie…

Sergueï Eisenstein, Ivan le Terrible, 1945
© Sergueï Eisenstein, Ivan le Terrible, 1945

Avec Que viva Mexico (1932), Alexandre Nevski (1938) et son chef-d’œuvre Ivan le terrible (1944-1946), malgré de nombreuses déceptions, critiques et déboires, son cinéma est devenu mythique.

Anonyme, Photographie de tournage, Alexandre Nevski
© Anonyme, Photographie de tournage, Alexandre Nevski

Le Centre Pompidou Metz expose la grandeur de cette œuvre à travers tous les films, mais aussi des photos, dessins, artistes liés ou inspirés par ce travail. Toute l’histoire est convoquée pour expliquer l’inspiration de cet artiste, qui dépasse frontières et époques. Du 28 septembre 2019 au 24 février 2020.

Sergueï Eisenstein, La Grève, 1925
© Sergueï Eisenstein, La Grève, 1925

Visuel © André Kertész, Sergei Eisenstein, 1928