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Dizonord, le disquaire de la Zone Nord

Dizonord, le disquaire de la Zone Nord

Dans le Nova Club, Romain BNO, ancien disquaire lui aussi, a emmené avec lui les fondateurs du disquaire Dizonord.

Par Bastien Stisi

D’un côté, Vincent Privat, ancien étudiant en Histoire de l’art spécialisé en arts traditionnels africains, passionné de musiques africaines (et de beaucoup d’autres…), qui a beaucoup voyagé afin de récupérer des disques qu’il a ensuite vendu, ces dernières années, sur mesure et depuis chez lui a des passionnés qui l’étaient au moins autant que lui.

De l’autre, Xavier Ehretsmann, ancien gérant du magasin de disques La Source à République (plutôt basé musiques électroniques), fondateur du label DDD Records et digger, lui aussi, de musiques électroniques et dancefloor, de disques « originaux et surprenants », qui proposait aussi des musiques françaises, comme des musiques électroacoustiques, par exemple.

On veut être un lieu de vie, ouvert à tous

Ces dernières semaines, à quelques pas des nouveaux locaux de Radio Nova (eux sont installés 9 rue André Messager, dans le XVIIIe), Vincent Privat et Xavier Ehretsmann ont lancé Dizonord, un disquaire qui fait également office de véritable lieu de vie dans le quartier. « Dizonord, c’est un disquaire classique où l’on vend de la musique, mais c’est aussi une association. On veut être un lieu de vie, ouvert à tous. On organise des releases party, des événements, des journées thématiques, des moments consacrés aux enfants et aux gens du quartier. C’est une démarche très importante pour nous, d’être impliqué dans la vie du quartier ».

Côté disques, c’est orienté pop, musique baroque, folk, raï, techno, house, afro, jazz, tout. Tant que c'est bon, c'est là, pas de frontières. Ça vient du Brésil, du Pakistan, d’Algérie, de Côté d’Ivoire, du Ghana, des États-unis. Mais aussi de France, avec notamment un intérêt tout particulier pour les musiques oubliés, négligées. Le dernier Beyoncé à côté d’un disque longtemps perdu de musique bretonne, c’est un peu l’idée. Le duo possède également un immense « deadstock », c’est-à-dire un stock d’époque qui n’a jamais été vendu mais qui a été, par miracle, conservé jusqu’alors. Illustration très concrète de cette diversité défendue comme un véritable leitmotiv de vie, la sélection que Vincent Privat et Xavier Ehretsmann ont proposé ce mercredi dans un Nova Club dans lequel était également présent, outre David Blot, Romain BNO, qui fut aussi disquaire pendant un temps, lui qui possédait le magasin de disques Bonus Beat, destiné à devenir plus tard BPM.

Le Nova Club de David Blot, c'est du lundi au jeudi de 19h30 à 21 et le vendredi de 19h30 à 20h.

Une émission à réécouter, en intégralité.

Visuel (c) Facebook de Dizonord