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Chanson française misogyne, rap qui honore les femmes et hymnes féministes

Trois playlists pour un 8 mars.

Par Jean Morel et Clémentine Spiler

Chaque année, le 8 mars est le témoin que le chemin vers la fin des clichés et les inégalités est encore long. Créée pour mettre sur le devant de la scène les problématiques concernant les droits des femmes, cette date finit souvent par être un moment où l’on se désole du chemin qui reste à parcourir, entre deux offres à -25% sur les manucures et les machines à laver.

Alors qu’en ce moment Damso est au coeur d’une polémique qui vise à l’empêcher d’écrire l’hymne des Diables Rouges à la Coupe du Monde à cause de ses paroles sexistes, on a trouvé plus rigolo de recenser quelques textes de rap qui racontent les femmes. Plutôt que de souligner à nouveau la misogynie réelle mais aussi stéréotypée du genre.

Alors que le rap est trop souvent mis dos à dos avec la « grande » chanson française, on a retrouvé quelques titres bien dégueulasses de notre trop fameux patrimoine national du « c’était mieux avant ».

Petit florilège des diatribes misogynes de Brassens (« Le comble enfin, misérable salope, Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger, T'as couru sans vergogne, et pour une escalope, Te jeter dans le lit du boucher ! ») et des appels au viol de Michel Sardou (« J’ai envie de violer des femmes, de les forcer à m’admirer, envie de boire toutes leurs larmes, et de disparaître en fumée »).

En bonus une petite mention spéciale à Léo Ferré qui tutoie les anges dans cette vidéo. 

Mais à trop chipoter, on finirait presque par oublier que la meilleure option, c'est quand même de laisser les femmes parler pour elles-mêmes. Et elles le font merveilleusement bien dans cette playlist d’hymnes féministes.